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Rapport de l'Afssa

Par Lacusongirl :: 21/02/2009 à 20:40 :: Aîchattes

Disparition des abeilles : un diagnostic officiel fort complaisant

Article du 19 février 2009 sur Univers Nature : www.univers-nature.com

La diminution des insectes pollinisateurs s’observe depuis quelques dizaines d’années et, depuis 1998, une mortalité inhabituelle dans les colonies d’abeilles est rapportée par de nombreux témoignages, notamment en France. Pour Apis mellifera, l’abeille à miel domestiquée, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) démontre dans un rapport, daté de novembre mais publié hier, que les causes de mortalité sont multiples. Elle énumère ainsi les effets d’agents biologiques pathogènes comme les parasites, les virus ou les champignons, et les quelque 5 000 déclinaisons commerciales de pesticides (1) susceptibles de provoquer des dommages irréversibles sur les colonies. La dégradation de l’environnement est également une cause énoncée, avec une perte de biodiversité qui limite les ressources polliniques indispensables à la survie de ces animaux, tout particulièrement dans les zones de grandes cultures. L'influence des 'perturbations climatiques' apparaît également réelle, tout comme certaines pratiques apicoles, dernière grande famille de causes de mortalité des ruchers relevée par l'Afssa.

Dans la majorité des pays de l’Union Européenne, les colonies d’abeilles domestiques ont montré ces dernières années des taux de mortalité souvent très supérieurs à 10 %, ils peuvent atteindre dans les cas extrêmes 90 à 100 % du cheptel lors de la reprise de l’activité apicole au début du printemps. En France, les taux de surmortalité enregistrés sont de 30 à 35 %. Or, selon l'Afssa, la survie et l’évolution de 80 % des espèces végétales dépendent des abeilles, et s’il faut encore rajouter des chiffres pour insister sur la gravité du problème, des estimations économiques évaluent à
plus de 80 milliards d’euros la valeur du service écologique rendu par ces pollinisateurs. Devant l’hécatombe, l’Afssa, dans son rapport, cherche à synthétiser l’ensemble des données disponibles pour mieux décrypter les causes de mortalité, des causes diverses et agissant parfois en synergie.

L’agence recense plus de 40 causes et insiste sur une incidence multifactorielle
Entre prédateurs, parasites, champignons, bactéries et virus, 29 agents pathogènes sont identifiés par l’Afssa. Ils agissent isolément ou de façon concomitante, et les principaux sont l’acarien Varroa destructor, un
parasite qui provoque d’importantes mortalités hivernales, le Nosema cerenae, un champignon affaiblissant la colonie et la rendant très sensible aux autres maladies et encore, le virus de la paralysie chronique.
Face aux produits phytosanitaires, herbicides, insecticides etc., agents chimiques potentiellement toxiques pour les abeilles, la synthèse des données faites par l’Afssa révèle qu’une causalité est difficile à démontrer, « il n’est pas possible à l’heure actuelle, de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse qu’une exposition chronique à certains de ces produits puisse jouer un rôle direct ». Dédouanant presque les pesticides incriminés qui ont fait la une de la presse il y a quelques années, le rapport précise que « l’utilisation (en France, N.D.L.R.) de produits phytopharmaceutiques dotés d’un AMM (autorisation de mise sur le marché, N.D.L.R.), dans le respect des bonnes pratiques agricoles, devrait garantir l’absence d’exposition pour les abeilles ». Sur ce chapitre, il est conclu par exemple que « les intoxications aiguës par des produits pulvérisés sont les accidents susceptibles de se produire en cas de non-respect des bonnes pratiques agricoles », néanmoins, on lisait trois pages plus haut que l’analyse des incidents notifiés aux réseaux de surveillance montre que « dans 18 % des cas l’incident fait suite à un usage autorisé ». En fait, d’après le rapport, l’impact sur les populations d’abeilles serait plutôt indirect, c’est-à-dire que la destruction des habitats, notamment après l’application d’herbicides, présente des effets beaucoup plus notables sur le terrain. La transition vers l’importance des causes environnementales est faite…

Un environnement de moins en moins favorables aux abeilles
Les modifications du paysage, par l’intensification de l’agriculture ou l’urbanisation qui concourent à une réduction de la diversité végétale ont un impact fort sur l’alimentation des abeilles. Les milieux offrent désormais une disponibilité réduite en plantes pollinifères et mellifères, avec de moindres valeurs nutritionnelles affaiblissant durablement les colonies. Les ondes électromagnétiques (2) sont également évoquées, les abeilles pouvant effectivement les percevoir, mais le document stipule que les « données actuelles ne permettent pas de mettre en évidence une relation entre ces champs et la mortalité des abeilles domestiques ». De la même manière, la présence de plantes transgéniques dans l’environnement des colonies d’abeilles serait, à ce jour, sans effet démontré.

Globalement, ce travail de l’Afssa met en évidence la très grande diversité des facteurs qui peuvent jouer un rôle néfaste sur les colonies d’abeilles. Devant cette complexité, l’agence déplore le manque de suivi et de surveillance épidémiologique qui permettrait de mieux cerner la situation. Les aspects sanitaires semblent néanmoins prépondérants à l’issu de ce rapport, et notamment le rôle des facteurs biologiques comme la varroase. Et, alors que l’impact des pesticides, dénoncé comme une cause majeure par les professionnels de l’apiculture, n’est pas confirmé par cette synthèse, l’Afssa aurait plutôt tendance à inviter les apiculteurs à mieux prendre en charge les pathologies qui affectent les colonies en France. Enfin, dans ces recommandations pour l’avenir de la filière, l’Afssa préconise la création d’un institut technique apicole.
Elisabeth Leciak

1- Ces 5000 produits pesticides reposent sur environ 450 substances actives.
2- A lire le dossier très complet '
Requiem pour nos abeilles' de Dominique Guillet sur le site Liberterre

Italie : chute de la production de miel

Par Lacusongirl :: 06/09/2008 à 22:30 :: Aîchattes

Les syndicats d'apiculteurs et la Legambiente, une grosse association de protection de la nature, ont organisé une manifestation le 8 avril 2008 à Rome pour alerter sur la disparition rapide des essaims d'abeilles. Selon leurs comptages, plus de 40 000 ruches ont été désertées au printemps 2008 principalement dans le nord-ouest de l'Italie là où se concentrent les cultures intensives de maïs et où l'usage du Cruiser, un nouvel insecticide, a été utilisé cette année pour enrober les semences. Des coopératives apicoles sont en situation difficile du fait de la chute de production de miel et la manifestation demandait au gouvernement de prendre des mesures d'urgence. Ce même insecticide a été autorisé en France en 2008. (S!lence, septembre 2008)

 

Le MDRGF, Mouvement pour le droit et le respect des générations futures, a demandé au gouvernement français de suspendre l'autorisation de pesticides d'enrobage, tel que cela a été fait en Allemagne en mai 2008, au nom du principe de précaution.

Le silence des abeilles

Par Lacusongirl :: 06/09/2008 à 22:04 :: Aîchattes

Voici la vidéo d'un extrait du documentaire "Le silence des abeilles" de Doug Shultz ( USA 2007), diffusé par la chaîne National Geographic.

Extrait du documentaire

 

Dans certaines régions chinoises, les abeilles ont totalement disparu dans les années 1980 du fait de la pollution. Les arboriculteurs ont réussi à mettre au point une pollinisation manuelle...mais avec un coût énorme. Alors qu'une ruche peut polliniser jusqu'à trois millions de fleurs par jour, un ouvrier agricole ne pollinise qu'une trentaine de poiriers par jours. (article S!lence, septembre 2008)

Pétition pour sauver les abeilles

Par Lacusongirl :: 20/07/2008 à 22:39 :: Aîchattes

Une pétition en ligne sur le site Terre d'Abeilles : www.sauvonslesabeilles.com

 

 

"Pour la sauvegarde des abeilles, soyons tous mobilisés !

La sauvegarde des abeilles est l’affaire de tous

- Pour la sauvegarde des abeilles, soyons tous mobilisés !
La survie ou l’évolution de plus de 80% des espèces végétales dans le monde et la production de 84% des espèces cultivées en Europe dépendent directement de la pollinisation par les insectes, et très majoritairement des abeilles. Or, leurs populations sont en déclin. Engendré en particulier par l’utilisation de certains pesticides insuffisamment évalués. (lien vers « Les Abeilles menacées ».)

Il est de notre devoir à tous, chacun à sa façon, d’agir en faveur de la sauvegarde de ces insectes pollinisateurs, indispensable à l’équilibre des écosystèmes de la planète et dont la disparition engendrerait une catastrophe écologique sans précédent … Votre soutien est vital, et chaque individu sensibilisé à cette grave menace représente une chance pour l’environnement, pour l’avenir de la planète et le respect des générations futures.

Terre d’Abeilles vous propose ci-dessous plusieurs façons d’agir.

- Agissons au quotidien, invitons les abeilles !
Au printemps, sur les terrasses, les balcons ou dans les jardins, nous rêvons tous d’un jardin extraordinaire et vivant…Mais pour qu’il le soit vraiment, il lui faudra des papillons et surtout des abeilles…C’est le choix des végétaux qui vous vaudra leur visite. Pour leur attrait mellifère ou pour leurs pollens, la liste est longue et il est bien possible qu’elle vous cause un peu d’embarras…Arbres, fruitiers, arbustes et plantes odorantes…vous avez le choix !

Enfin, pour entretenir vos végétaux et avoir la joie de retrouver d’une année sur l’autre vos amies les abeilles, renseignez-vous sur les traitements biologiques à utiliser sans arrière-pensée…

- Particuliers, entreprises, associations, rejoignez notre action !
A l’action concertée proposée par Terre d’Abeilles, pour obtenir une législation européenne en matière d’autorisation des produits phytosanitaires rigoureuse, respectueuse des abeilles et autres insectes pollinisateurs, respectueuse de l’environnement et de la santé publique, nous souhaitons vous associer.
La situation, ainsi que les orientations de cette action, vous sont présentées sous la rubrique « Les abeilles menacées » de ce site. Merci d’y accorder l’attention nécessaire.
Nous comptons sur votre soutien indispensable à cette action collective, et vous en remercions."

Localisation des antennes relais

Par Lacusongirl :: 04/06/2008 à 13:29 :: Aîchattes

 Le site de l'Agence Nationale des Fréquences permet d'obtenir diverses informations sur les antennes relais.

www.anfr.fr

Il est possible de les localiser et d'obtenir des renseignements précis sur le site Cartoradio, tel que la date d'accord de l'ANFR pour l'implantation, la hauteur de l'antenne, son système et sa bande de fréquences.

www.cartoradio.fr

 

 

Causes multiples dans la disparition des abeilles

Par Lacusongirl :: 25/05/2008 à 21:41 :: Aîchattes

Il existe divers raisons à la disparition des abeilles, voici quelques liens qui expliquent assez bien toutes les hypothèses qui sont avancées, pouvant être mises en cause seule ou combinées les unes aux autres... 

La disparition des abeilles en 2007

19-12-2007-Le rôle des pesticides est évident et, ce, depuis un certain nombre d’années mais la brusque disparition révèle un autre facteur.
La petite histoire qui suit met en évidence un aspect du problème, véritable « cerise sur le gâteau » de cette mise à mort qui augure aussi de notre destinée.
Dans une campagne d’un pays balte, un confrère retraité amoureux des abeilles possède des ruches. Cette année, on lui installe, à côté de sa maison, deux pylônes de relais de téléphone portable. Que croyez-vous qu’il advint ? …tout simplement la mort des abeilles. Mais ce fut son épouse aussi qui tomba malade !
Les éléments de toxicité, qu’ils soient chimiques ou physiques, se potentialisent et cette année, c’est l’amplification de la communication par téléphone portable et les ondes utilisées pour conduire les informations qui semblent achever le travail déjà largement amorcé par certains produits chimiques. S’attaquer à un seul problème, désigner un seul coupable est une réaction primaire qui ne correspond pas à la réalité. Les conséquences délétères de notre environnement se renforcent les unes les autres, d’où l’intérêt des analyses multivariées.
Dr Marie-Hélène GROUSSAC http://www.next-up.org/pdf/VotreSanteLaDisparitionDesAbeillesEn2007.pdf

Le syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles du vendredi 16 novembre 2007

Depuis quelques années, on constate un phénomène inexplicable : les abeilles domestiques, subitement, à n'importe quelle époque (sauf l'hiver où la ruche est en sommeil) ne rentrent pas dans leur ruche. On constate également une absence de cadavres d'abeilles dans la ruche ou à proximité. Les colonies d'abeilles disparaissent, purement et simplement.

Ce phénomène n'est pas nouveau. Il a été signalé localement dès 1896. Mais les disparitions ont pris de l'importance et ont commencer à se généraliser depuis la fin des années 1990. L'alerte a été donnée dès les années 2000 en Europe et dès 2006 aux Etats-Unis.

Les pommiers, mais aussi les amandiers, les avocatiers, les cerisiers, les oignons, les concombres, le coton, l'arachide, le melon, etc. dépendent à 90 %, voire à 100 % des abeilles pour leur pollinisation. "Si l'abeille venait à disparaitre de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que 5 années à vivre." disait Albert Einstein, dit-on.

Alors, il est vrai qu'il y a d'autres insectes pollinisateurs que les abeilles, et que la multiplication des colonies d'abeilles domestiques est une technique parfaitement maîtrisée. Mais en 2007, on a constaté un pic alarmant de disparitions d'abeilles.

En 2007, le taux de ruches abandonnées ou presque désertées atteignait 70 % voire 80 % dans les régions et pays les plus touchés. Un quart du cheptel des ruchers des USA auraient disparu rien que durant l'hiver 2006-2007 et 35 états ont été touchés selon
un rapport du Congrès américain de juin 2007.

On ne sait pas vraiment pourquoi les colonies d'abeilles disparaissent. Plusieurs hypothèses ont été avancées, parmi lesquelles on peut citer :
- Le virus IAPV (Israeli acute paralysis virus of bees).
- Le téléphone portable. Deux scientifiques de l'université de Landau en Allemagne ont montré que les ondes produites par un téléphone portable empêchaient les abeilles de retourner à leur ruche.
- Les pesticides, comme le Gaucho ou le Régent TS.

Ce qui est certain, c'est qu'on a du mal à imaginer un monde sans abeilles. Il est également certain que c'est l'homme qui est à l'origine de ces disparitions massives de colonies d'abeilles.

Pour en savoir plus :
1.
Syndrome d’effondrement des colonies d'abeilles (Wikipédia)
2.
Colony Collapse Disorder (Wikipedia)
3.
Requiem for the Honeybee (The Institute of Science in Society)
4.
Recent Honey Bee Colony Declines (Federation of American Scientists)

Crédit photo : Luc

Libellés :  ecrit par Luc - lien permanent http://droitdanslemur.blogspot.com/2007/11/le-syndrome-deffondrement-des-colonies.html

 

Et aussi, pour n'en citer que quelques uns :

 

Lers dangers du Poncho : http://www.mdrgf.org/news/news021105_StopPoncho.html

http://www.apivet.eu/2008/05/aprs-gaucho-rge.html

 

Le site de l'AFSSA http://www.europeanip.net/index.htm

 

Blog de l'auteur du livre : "Abeilles, l'imposture écologique" : http://blogabeilles.affaire-gaucho-regent.com/

 

Pesticide Cruiser (article javier 2008) : http://www.actu-environnement.com/ae/news/pesticide_barnier_gaucho_regent_poncho_cruiser_afssa_4217.php4

 

Article posant la question de la disparition des abeilles causée par le téléphone portable "Il se murmure que les abeilles disparaissent, annonçant une catastrophe écologique, et que la cause pourrait en être la multiplication des téléphones portables à cause de la pollution électromagnétique qu’ils provoquent (l’électrosmog)."... http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24313

 

Les dangers des "antennes relais"

http://www.next-up.org/Newsoftheworld/AbeillesBees.php

 

Abeilles et téléphonie mobile
http://www.next-up.org/pdf/AgricultureAbeillesPollinisateurs.pdf
 
Toute l'actualité concernant les abeilles :
http://www.agriculture-environnement.fr/spip.php?page=mot&id_mot=8
 
Réchauffement climatique : Vidéo du journal sur le constat de pépinièristes
La douceur de l'hiver fait bourgeonner les arbres et empêche les abeilles de dormir...
http://tf1.lci.fr/infos/jt/0,,3378296,00-rechauffement-climatique-abeilles-perdent-boussole-.html
 

04/05/07 - nature & agriculture  USA : les abeilles tombent comme des mouches. C'est l'hécatombe depuis quelques mois dans les ruches américaines. Des centaines de milliers d'abeilles ont totalement disparu depuis l'automne dans une trentaine d'Etats américains. Aux Etats-Unis, les ouvrières ne reviennent plus à la ruche. Le syndrome d'effondrement des colonies (CCD ou Colony collapse disorder) est général. Les abeilles retrouvées mortes au pied de la ruche ou à l'intérieur sont rares. Pour certains chercheurs, "cela peut suggérer la présence d'une substance chimique ou d'une toxine à l'intérieur de la ruche". (...) http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpement-durable/2781/article.html

"Le parasite Varroa n'est toujours pas maîtrisé. A celui-ci s'ajoute le Nosema ceranae. Il détruit les défenses immunitaires des abeilles et permet l'apparition de pathologies opportunistes (virus) qui sont très impliquées dans le phénomène de dépérissement des colonies."
http://www.bio-stream.fr/outpage.php?s=17&id=22375
 
(...)

Rien à signaler en France !

Par Lacusongirl :: 22/05/2008 à 15:34 :: Aîchattes

Courrier de Jean-Michel VILLAUME député de Haute-Saône adressé à M. Michel BARNIER Ministre de l'agriculture et de la pêche

Lure, le lundi 28 avril 2008

Monsieur le Ministre,

Par la présente, je souhaitais vous faire part des inquiétudes des apiculteurs de Haute-Saône qui m’alertent, par la voie de l’Union Apicole Haute-saônoise, au sujet de la mortalité importante et croissante des colonies d’abeilles. Si aucune relation statistique entre la présence de résidus de pesticides et les populations d’abeilles adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n’a pu être mise en évidence par l’AFSSA, il n’en demeure pas moins que la situation est préoccupante dans nos campagnes. Il semble, en tout état de cause, que les conditions climatiques ont précipité ces disparitions très pénalisantes pour nos apiculteurs. J'aurais donc aimé savoir si des dispositifs financiers ou des mesures compensatoires sont envisagés prochainement pour permettre le renouvellement des colonies d’abeilles dont la présence dans l’équilibre écologique n’est plus à démontrer. Je vous en remercie d'avance chaleureusement et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma considération distinguée.

Jean-Michel VILLAUME, Député de Haute-Saône Jean-Michel VILLAUME Député de Haute-Saône PERMANENCE PARLEMENTAIRE 2, rue Desault 70200 LURE Tel. : 03.84.62.40.20 Fax : 03.84.62.40.94 ASSEMBLEE NATIONALE 126, rue de l’Université 75355 PARIS 07 SP jmvillaume@assemblee-nationale.fr www.depute-villaume.fr

ABEILLES : UNE MORTALITE INEXPLIQUEE

Les abeilles, éléments essentiels pour la reproduction par pollinisation des végétaux, souffrent, depuis le milieu des années 90, de vagues de surmortalité. © USDA « Aucune relation statistique entre la présence de résidus [de pesticides] et les populations d’abeille adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n’a pu être mise en évidence ». C’est une des conclusions d’une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, publiée vendredi. Ces résultats arrivent en pleine polémique sur l’homologation par le ministère de l’Agriculture d’un nouvel insecticide, le Cruiser, comportant des « risques inacceptables » pour les abeilles, selon le rapport d’un comité dépendant du ministère. Alors que les apiculteurs militent pour l’interdiction d’un nouvel insecticide systémique, le Cruiser, autorisé récemment par le ministère de l’Agriculture, une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa), publiée vendredi dernier, n’a pas pu mettre en évidence de « relation statistique entre la présence de résidus et les populations d’abeille adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies » d’abeilles. Une enquête multifactorielle Au milieu des années 90, les apiculteurs ont commencé à constater des problèmes de surmortalité des abeilles. Les taux de mortalité dépassaient largement les 5 à 10 % traditionnellement constatés en apiculture. Les insecticides systémiques, enrobant les semences de maïs et de colza, sont alors mis en cause, ce qui débouche sur l’interdiction du Gaucho en 1999 et en 2004 et du Regent en 2004. Mais en 2006, un nouveau pic de mortalité est constaté dans les colonies d’abeilles. L’énigme reste entière. Dans ce contexte, l’ambition de l’Afssa était de rechercher les causes de cette surmortalité. De 2002 à 2005, une étude de terrain en conditions naturelles sur 120 colonies d’abeilles domestiques dans 24 ruchers répartis en France métropolitaine, a été menée. A raison de quatre visites par an dans les ruchers, les chercheurs ont suivis le niveau de population, l’état sanitaire (examens cliniques et recherche des agents pathogènes), la présence de résidus d’une quarantaine de pesticides dans la ruche, les pratiques apicoles, ainsi que la mortalité des colonies et des abeilles. Des agents pathogènes en cause Ils n’ont pas pu constater de disparition soudaine et importante des abeilles telle que décrite par les apiculteurs (le protocole mis en place ne permettait de mettre en évidence que des variations importantes des populations des colonies suivies). Par ailleurs, les principales conclusions mettent en évidence la présence de maladies ou d’agents pathogènes (notamment la varroase et les loques) expliquant pour partie les mortalités constatées, et des anomalies (qualifiées de problème de reine) pouvant être attachée à des maladies propres à la reine, à l’exposition à des résidus de pesticides ou encore à la toxicité des traitements vétérinaires. Concernant les insecticides, des résidus à des doses très faibles ont été détectés dans l’ensemble des matrices apicoles (abeilles, miel, cire, pollen). Les chercheurs estiment qu’il existe des « synergies possibles entre les divers résidus de pesticides d’une part, entre les résidus de pesticides et les agents pathogènes d’autre part ». Pour autant, cette étude, « fondée sur un très petit nombre d’observations », n’a pas permis d’établir de « relation statistique entre la présence de résidus et les populations d’abeille adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies ». 20 février 2008, Elsa Bellanger

« Aucune relation statistique entre la présence de résidus [de pesticides] et les populations d’abeille adultes et larvaires, ni avec la mortalité des colonies n’a pu être mise en évidence ». C’est une des conclusions d’une étude de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments, publiée vendredi. Ces résultats arrivent en pleine polémique sur l’homologation par le ministère de l’Agriculture d’un nouvel insecticide, le Cruiser, comportant des « risques inacceptables » pour les abeilles, selon le rapport d’un comité dépendant du ministère. }}}

http://www.depute-villaume.fr/telechargement/Courrier_BARNIER_Apiculteurs.pdf

 

 

Le poncho

Par Lacusongirl :: 21/05/2008 à 22:47 :: Aîchattes

Info du 25/01/2006 www.univers-nature.com

Un nouvel insecticide pourrait mettre en danger les abeilles

Un nouvel article de la loi d'orientation agricole, présenté le 5 janvier dernier, propose de régulariser la situation de certains produits phytopharmaceutiques ce qui a fait craindre aux apiculteurs un retour des insecticides Régent et Gaucho. Aujourd'hui, ils peuvent se rassurer, il n'en sera rien, le ministre de l'agriculture vient en effet de confirmer que ni le Régent ni le Gaucho ne seront remis en vente.

En France, le Gaucho est interdit de mise sur le marché pour le traitement du tournesol et du maïs depuis juillet 2004. Le Régent est également interdit depuis février de la même année. Ces deux pesticides phytosanitaires, utilisés en enrobage des semences, ont été directement mis en cause dans l'intoxication à grande échelle des abeilles domestiques. C'est en butinant le nectar d'une plante contaminée que les abeilles sont contaminées par ces produits. Les abeilles peuvent alors mourir dans les heures qui suivent ou perdre peu à peu la mémoire, leur système nerveux étant affecté, et finir par être incapable de s'orienter et de leur essaim.
En France, la production apicole a ainsi chuté de manière rapide et inattendue. Elle est passée de 32 000 tonnes en 1995 à 25 000 tonnes en 2003.

Le Gaucho et le Régent, définitivement hors de course, de nouveaux produits arrivent sur le marché pour les remplacer. Ainsi, le Poncho utilisé pour le maïs, produit par Bayer (déjà à l'origine du Gaucho), pose de nouvelles interrogations aux apiculteurs. On y retrouve les mêmes molécules actives que celles présentes dans le Gaucho : l'imidaclopride…
Les risques pour les abeilles pourraient, selon toute vraisemblance être les mêmes, une expertise d'évaluation des risques liés à ce nouveau produit devrait ainsi être rendue courant mars 2006.

Cécile Fargue

Nos abeilles empoisonnées !!

Par Lacusongirl :: 21/05/2008 à 22:38 :: Aîchattes

Info du 20/05/2008 www.univers-nature.com

Insecticides et abeilles : nocivité avérée en Allemagne mais pas en France...

Le 15 mai dernier, l’Office fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire siégeant à Berlin a suspendu l’autorisation de certains insecticides utilisés dans l’enrobage des semences en terre allemande. Ce décret s’applique à l’ensemble des produits fabriqués à partir de clothianidine, matière active de la famille chimique des néo-nicotinoïdes (1). Leur emploi vise à protéger les plantations de l’attaque de vers et d’insectes prédateurs des semences tels que les larves de taupins (2) et les oscinies (3).

A l’origine de cette interdiction, des analyses effectuées par l’Institut Julius Kühn (IJK) ont révélé que la clothianidine était l’une des causes majeures de la rapide disparition des populations d’abeilles élevées dans le pays de Bade, situé au Sud-Ouest de l’Allemagne. Par frottement lors du butinage avec les semences enrobées, les abeilles entrent en contact avec l’agent toxique. Cette contamination condamne l’insecte à une mort certaine, affectant son système nerveux et lui faisant perdre tout sens d’orientation.

A l’heure actuelle, seuls les Landers de Bade-Wurtemberg et de la Bavière sont touchés. Cette restriction géographique s’explique par l’utilisation massive d’insecticides dans les cultures de maïs de la plaine du Rhin et de la région attenante à la ville de Passau, confrontées à l’invasion de chrysomèles, des insectes réputés pour leur goût prononcé pour les plants de maïs. Bien que les études destinées à identifier les causes précises de cette contamination massive à la clothianidine soient encore en cours de réalisation, on suspecte certaines machines de semence d’avoir contaminé des cultures avoisinantes de colza ou de fruits en propageant une quantité de produit supérieure à celle initialement prévue.

Dans l’attente de données plus précises, l’Allemagne a invoqué le principe de précaution, interdisant l’utilisation de l’ensemble des insecticides incluant la clothianidine dans leur composition. La liste des produits incriminés comprend le
Poncho, le Cruiser 350 FS, le Cruiser OSR, l’Antarc, le Chinook, l’Elado, le Faibel et le Mesurol liquide.

En suspendant la mise sur le marché de la gamme Cruiser de la société Syngenta, l’Allemagne se désolidarise de la France avec laquelle elle avait engagé une procédure de reconnaissance mutuelle en janvier dernier, pour la commercialisation de ces produits. Déclarant pour sa part n’avoir constaté aucune évolution de la mortalité des abeilles françaises, Michel Barnier, ministre de l’agriculture et de la pêche, n’a pas pris le pas à son homologue européen. Se satisfaisant de l’hypothèse d’un dysfonctionnement des types de semis utilisés en Allemagne, il s’est contenté de mettre en place dans les régions d’Aquitaine, de Rhône-Alpes et de Midi-Pyrénées un dispositif de surveillance des populations des abeilles.

A la lumière de ces récents événements, il est tentant de reconsidérer la suggestion faite en 2002 par le Comité de Prévention et de Précaution du ministère de la santé, lequel préconisait alors de transférer la gestion des pesticides au ministère de la santé, l’affiliation du ministère de l’agriculture et de la pêche avec la filière agricole ne pouvant garantir une totale objectivité.

Cécile Cassier

1- Les néo-nicotinoïdes sont des insecticides neurotoxiques, utilisés principalement en agriculture.
2- Les taupins sont des insectes coléoptères. Au stade de larve, ils se révèlent particulièrement polyphages.
3- L’oscinie est un moucheron noir de 3mm de long environ et de 1mm de large.

 

 

Disparition douteuse des abeilles

Par Lacusongirl :: 20/05/2008 à 13:26 :: Aîchattes

Lundi 19 mai, l'Est Républicain a consacré une page complète (en Haute-Saône) sur la disparition des abeilles chez les apiculteurs.

 

 

Au cours de l'hiver, les ruches de Sébastien Guillier, apiculteur professionnel d'une trentaine d'années, installé à Pomoy, ont été décimées par un mal inconnu. Plus de 78% de pertes, menaçant son activité.

(Je regarde le pot de miel sur ma table, et oui, c'est bien le même nom qui est écrit dessus.)

L'exploitant a bien une idée sur les causes de la mortalité de ses abeilles mais pas de preuves formelles.

L'origine du problème est la proximité des ruches avec des champs de grande culture. Le Gaucho, cet insecticide suspecté de gravement perturber le sens d'orientation des abeilles avait défrayé la chronique lors de sa mise sur le marché au milieu des années quatre-vingt-dix ; s'il n'est plus utilisé sur certaines cultures, il n'a pas été abandonné. "On ne peut plus le pulvériser sur le tournesol ou le maïs, mais il est encore utilisé en enrobage sur les semences de blé, de colza ou d'orge".

D'après le technicien de l'ADA-FC, Jean-Baptiste Malraux, qui s'est rendu chez Sébastien Guillier, les colonnies d'abeilles seraient mortes en automne (d'après la consommation du sirop qui se trouve dans la ruche), une période concordant avec le moment des semences de graines, enrobées de pesticides, par les agriculteurs.

 

Les substantes actives présentent dans le Régent, fipronil, le Gaucho, imidaclopride et le Cruiser, thiaméthoxam (récemment autorisé pour le maïs et pour une année seulement qui servira à s'assurer des effets de ce produit) appartiennent à la même famille d'insecticides systémiques utilisés en enrobage de semences, notamment de maïs. Elles sont homologuées au niveau européen, même si la France a été le seul pays européen à retirer l'autorisation d'usage du Régent et du Gaucho sur le tournesol et le maïs uniquement.

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